Dikter om ämnet: printemps

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GladThéophile Gautier

Premier sourire du printemps

Tandis qu’à leurs œuvres perverses Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgré les averses, Prépare en secret le printemps. Pour les petites pâquerettes, Sournoisement, lorsque tout dort, Il repasse des collerettes Et cisèle des boutons d’or. Dans le verger et dans la vigne Il s’en va, furtif perruquier, Avec une houppe de cygne, Poudrer à frimas l’amandier. La nature au lit se repose ; Lui, descend au jardin désert Et lace les boutons de rose Dans leur corset de velours vert.
SorgsenJean-Baptiste Clément

Le Temps des cerises

Quand nous chanterons le temps des cerises, Et gai rossignol, et merle moqueur Seront tous en fête ! Les belles auront la folie en tête Et les amoureux, du soleil au cœur ! Quand nous chanterons le temps des cerises, Sifflera bien mieux le merle moqueur ! Mais il est bien court, le temps des cerises Où l’on s’en va deux, cueillir en rêvant Des pendants d’oreilles… Cerises d’amour aux roses pareilles, Tombant sous la feuille en gouttes de sang… Mais il est bien court, le temps des cerises, Pendants de corail qu’on cueille en rêvant ! Quand vous en serez au temps des cerises, Si vous avez peur des chagrins d’amour,
EftertänksamJean Moréas

Ne dites pas : la vie est un joyeux festin

Ne dites pas : la vie est un joyeux festin ; Ou c’est d’un esprit sot ou c’est d’une âme basse. Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin ; C’est d’un mauvais courage et qui trop tôt se lasse. Riez comme au printemps s’agitent les rameaux, Pleurez comme la bise ou le flot sur la grève, Goûtez tous les plaisirs et souffrez tous les maux ; Et dites : c’est beaucoup et c’est l’ombre d’un rêve.
DrömmandeGérard de Nerval

Avril

Déjà les beaux jours, la poussière, Un ciel d’azur et de lumière, Les murs enflammés, les longs soirs ; Et rien de vert : à peine encore Un reflet rougeâtre décore Les grands arbres aux rameaux noirs ! Ce beau temps me pèse et m’ennuie, Ce n’est qu’après des jours de pluie Que doit surgir, en un tableau, Le printemps verdissant et rose ; Comme une nymphe fraîche éclose, Qui, souriante, sort de l’eau.
DrömmandeAlphonse de Lamartine

Le Papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses ; Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur ; Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur ; Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes, S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles, Voilà du papillon le destin enchanté : Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose, Et sans se satisfaire, effleurant toute chose, Retourne enfin au ciel chercher la volupté.