La nuit, dans le silence des maisons, les horloges deviennent des présences étranges et inquiétantes. Verhaeren les perçoit comme des créatures presque humaines : des béquilles et des bâtons cognent dans les escaliers, leurs cadrans sont des yeux blêmes au fond des corridors vides, leurs bruits rappellent des notes de plomb et des mots sournois. On entend les coups sourds, les secondes qui babillent, et cette mécanique familière prend une allure de menace. Les images d’enfermement se multiplient — boîtes de bois, cercueils scellés dans le mur, vieux os rongés par les chiffres — pour dire le poids du temps qui passe.
À la fin, ces horloges sont comparées à de vieilles servantes boiteuses, volontaires et vigilantes. Le locuteur les interroge, mais elles ne répondent qu’en resserrant leur compas autour de sa peur. L’atmosphère nocturne devient étouffante, hantée par l’angoisse du temps qui mesure et emprisonne.