Demain, dès l’aube — Résumé

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

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Victor Hugo imagine ici un départ à l’aube, quand la campagne blanchit. Le locuteur annonce qu’il marchera à travers forêt et montagne, poussé par le besoin d’être auprès de la personne qui l’attend. D’abord tendue par l’impatience, sa marche devient vite intérieure : il avance seul, absorbé dans ses pensées, insensible au monde, le dos courbé, et le jour lui paraît aussi sombre que la nuit. Ni l’or du soir ni les voiles descendant vers Harfleur ne le détournent de son but. La dernière strophe révèle que ce cheminement est un pèlerinage vers une tombe. Le houx vert et la bruyère en fleur qu’il y déposera donnent à la scène une douceur grave et intime. Le poème crée une atmosphère de recueillement, de tristesse paisible et de fidélité au-delà de la mort.

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