Un passant aperçoit une jeune fille assise pieds nus au bord de l’eau, cheveux défaits, parmi les joncs penchants. Il croit voir une fée et l’invite, avec une familiarité tendre, à le suivre dans les champs puis sous les arbres profonds. Elle lui répond d’abord par un regard fier, presque triomphant, puis devient pensive. La nature semble accompagner ce moment de grâce : les oiseaux chantent, l’eau frôle doucement la rive. Finalement, la jeune fille s’avance vers lui à travers les grands roseaux verts, sauvage, effarée et rieuse, les cheveux devant les yeux.
Ce qui domine, c’est une impression de fraîcheur et de liberté. Le promeneur est ému, émerveillé par cette apparition simple et vivante, et par le désir léger qu’elle fait naître. La scène garde la légèreté d’un instant volé, sans drame ni tristesse, entre joie sensuelle et souvenir de printemps.