Soleils couchants — Résumé

Victor HugoContemplativo

Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées. Demain viendra l’orage, et le soir, et la nuit ; Puis l’aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ; Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit !

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule Sur la face des mers, sur la face des monts, Sur les fleuves d’argent, sur les forêts où roule Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes, Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts S’iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes Prendra sans cesse aux monts le flot qu’il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête, Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux, Je m’en irai bientôt, au milieu de la fête, Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

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Un crépuscule nuageux amène Hugo à contempler le passage du temps. Les jours se succèdent, orages, aubes, nuits, et glissent sur les mers, les monts, les forêts, dans un mouvement qui emporte tout. La nature, elle, ne vieillit pas : les eaux et les montagnes se rident sans se faner, les bois restent verts, les fleuves se renouvellent sans cesse.

Face à cette jeunesse perpétuelle, le poète se sent au contraire courbé, refroidi, bientôt absent. Il assiste à la fête immense et radieuse du monde, avec la certitude que son départ n’y fera aucun vide. L’ambiance est mélancolique et résignée : la splendeur du paysage souligne la fragilité humaine, et laisse une impression de solitude douce mais douloureuse.

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