Un crépuscule nuageux amène Hugo à contempler le passage du temps. Les jours se succèdent, orages, aubes, nuits, et glissent sur les mers, les monts, les forêts, dans un mouvement qui emporte tout. La nature, elle, ne vieillit pas : les eaux et les montagnes se rident sans se faner, les bois restent verts, les fleuves se renouvellent sans cesse.
Face à cette jeunesse perpétuelle, le poète se sent au contraire courbé, refroidi, bientôt absent. Il assiste à la fête immense et radieuse du monde, avec la certitude que son départ n’y fera aucun vide. L’ambiance est mélancolique et résignée : la splendeur du paysage souligne la fragilité humaine, et laisse une impression de solitude douce mais douloureuse.