Dikt om temaet: mélancolie

Dikt om temaet «mélancolie» på Poets.by.

TristCharles Baudelaire

Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ; Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ; Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir. Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige, Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ; Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige. Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir, Du passé lumineux recueille tout vestige !
EttertenksomPaul Verlaine

Le Faune

Un vieux faune de terre cuite Rit au centre des boulingrins, Présageant sans doute une suite Mauvaise à ces instants sereins Qui m’ont conduit et t’ont conduite, Mélancoliques pèlerins, Jusqu’à cette heure dont la fuite Tournoie au son des tambourins.
DrømmendePaul Verlaine

Clair de lune

Votre âme est un paysage choisi Que vont charmants masques et bergamasques Jouant du luth et dansant et quasi Tristes sous leurs déguisements fantasques. Tout en chantant sur le mode mineur L’amour vainqueur et la vie opportune, Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur Et leur chanson se mêle au clair de lune, Au calme clair de lune triste et beau, Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres Et sangloter d’extase les jets d’eau, Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.
TristPaul Verlaine

Chanson d'automne

Les sanglots longs Des violons De l’automne Blessent mon cœur D’une langueur Monotone. Tout suffocant Et blême, quand Sonne l’heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure ; Et je m’en vais Au vent mauvais Qui m’emporte Deçà, delà,
TristCharles Baudelaire

Spleen (J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans)

J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans. Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans, De vers, de billets doux, de procès, de romances, Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances, Cache moins de secrets que mon triste cerveau. C’est une pyramide, un immense caveau, Qui contient plus de morts que la fosse commune. — Je suis un cimetière abhorré de la lune, Où, comme des remords, se traînent de longs vers Qui s’acharnent toujours sur mes morts les plus chers. Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées, Où gît tout un fouillis de modes surannées, Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher, Seuls, respirent l’odeur d’un flacon débouché. Rien n’égale en longueur les boiteuses journées,
TristArmand Silvestre

Automne

Automne au ciel brumeux, aux horizons navrants, Aux rapides couchants, aux aurores pâlies, Je regarde couler, avec l’eau des torrents, Tes jours faits de mélancolies. Sur l’aile du regret mes esprits emportés, — Comme s’il se pouvait que notre âge renaisse ! — Parcourent, en rêvant, les coteaux enchantés Où jadis sourit ma jeunesse. Je sens, au clair soleil du souvenir vainqueur, Refleurir en bouquet les roses déliées Et monter à mes yeux des larmes, qu’en mon cœur, Mes vingt ans avaient oubliées !
DrømmendeAlfred de Musset

Chanson (Quand on perd, par triste occurrence)

Quand on perd, par triste occurrence, Son espérance Et sa gaieté, Le remède au mélancolique, C’est la musique Et la beauté ! Plus oblige et peut davantage Un beau visage Qu’un homme armé, Et rien n’est meilleur que d’entendre Air doux et tendre Jadis aimé !