La Vie profonde — Résumé

Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain, Étendre ses désirs comme un profond feuillage, Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage, La sève universelle affluer dans ses mains.

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face, Boire le sel ardent des embruns et des pleurs Et goûter chaudement la joie et la douleur Qui font une buée humaine dans l’espace.

Sentir, dans son cœur vif, l’air, le feu et le sang Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre : — S’élever au réel et pencher au mystère, Être le jour qui monte et l’ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise, Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l’eau, Et comme l’aube claire appuyée au coteau Avoir l’âme qui rêve, au bord du monde assise…

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Un désir d’union totale avec la nature traverse ces vers. La voix qui parle imagine un « arbre humain » dont les désirs se déploient comme du feuillage, pour sentir la sève du monde affluer dans ses mains, dans la nuit paisible comme dans l’orage. Vivre, pour elle, c’est recevoir le soleil sur le visage, boire le sel des embruns et des larmes, et goûter avec la même chaleur la joie et la douleur. Le cœur devient un lieu où tourbillonnent l’air, le feu et le sang, comme le vent sur la terre. Ces vers célèbrent donc une existence intense, entre le réel et le mystère, entre le jour qui monte et l’ombre qui descend. Les images du soir pourpre et de l’aube claire créent une atmosphère sensuelle et contemplative, où l’âme rêve au bord du monde.

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