Le Hareng saur — Résumé

Il était un grand mur blanc ― nu, nu, nu, Contre le mur une échelle ― haute, haute, haute, Et, par terre, un hareng saur ― sec, sec, sec.

Il vient, tenant dans ses mains ― sales, sales, sales, Un marteau lourd, un grand clou ― pointu, pointu, pointu, Un peloton de ficelle ― gros, gros, gros.

Alors il monte à l’échelle ― haute, haute, haute, Et plante le clou pointu ― toc, toc, toc, Tout en haut du grand mur nu ― nu, nu, nu.

Il laisse aller le marteau ― qui tombe, qui tombe, qui tombe, Attache au clou la ficelle ― longue, longue, longue, Et, au bout, le hareng saur ― sec, sec, sec.

Il redescend de l’échelle ― haute, haute, haute, L’emporte avec le marteau ― lourd, lourd, lourd ; Et puis, il s’en va ailleurs ― loin, loin, loin.

Et, depuis, le hareng saur ― sec, sec, sec, Au bout de cette ficelle ― longue, longue, longue, Très lentement se balance ― toujours, toujours, toujours.

J’ai composé cette histoire ― simple, simple, simple, Pour mettre en fureur les gens ― graves, graves, graves, Et amuser les enfants ― petits, petits, petits.

Afficher tout le poèmeReplier le poème

Application Learn Poems

Essaie l’application Learn Poems

Tout l’entraîneur du site, et plus encore : nouveaux exercices, enregistrement vocal et partage, rappels, rappel rapide.

Un homme plante un clou tout en haut d’un grand mur blanc, y attache une ficelle et suspend un hareng saur. Puis il redescend, remporte l’échelle et le marteau, et s’en va. Le poisson sec reste là, au bout de son fil, à se balancer lentement, pour toujours. Tout est raconté comme une comptine, avec des répétitions insistantes : le mur est nu, nu, nu ; l’échelle est haute, haute, haute ; le hareng est sec, sec, sec. Ces refrains donnent un rythme de ritournelle et rendent la scène à la fois cocasse et immobile. La voix qui raconte ne cache pas son intention : irriter les gens trop sérieux et faire rire les enfants. L’ambiance est légère, moqueuse, presque enfantine. On est face à une sorte de blague poétique, qui imite le sérieux d’une histoire tout en racontant une action parfaitement inutile.

À lire aussi

Plus de Charles Cros

Tous les poèmes
RêveurCharles Cros

Berceuse

Endormons-nous, petit chat noir. Voici que j’ai mis l’éteignoir Sur la chandelle. Tu vas penser à des oiseaux