Devant deux portraits de ma mère — Résumé

Ma mère, que je l’aime en ce portrait ancien, Peint aux jours glorieux qu’elle était jeune fille, Le front couleur de lys et le regard qui brille Comme un éblouissant miroir vénitien !

Ma mère que voici n’est plus du tout la même ; Les rides ont creusé le beau marbre frontal ; Elle a perdu l’éclat du temps sentimental Où son hymen chanta comme un rose poème.

Aujourd’hui je compare, et j’en suis triste aussi, Ce front nimbé de joie et ce front de souci, Soleil d’or, brouillard dense au couchant des années.

Mais, mystère de cœur qui ne peut s’éclairer ! Comment puis-je sourire à ces lèvres fanées ? Au portrait qui sourit, comment puis-je pleurer ?

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Un fils contemple deux portraits de sa mère. Le premier la montre jeune fille, le front pur comme un lys, le regard éclatant comme un miroir ; le second la représente vieillie, le front ridé, les lèvres fanées. En les comparant, le locuteur éprouve une tristesse profonde : le temps a éteint l’éclat de la jeunesse et changé la joie en souci, comme un soleil d’or devenu brouillard au couchant. Pourtant, un mystère du cœur demeure. Il s’étonne de sourire devant les lèvres fanées, car c’est la mère qu’il connaît et aime, et de pleurer devant le portrait souriant, car cette jeune fille radieuse appartient au passé. L’atmosphère est tendre et mélancolique, entre amour filial et conscience du temps qui passe.

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