Des centaures traversent la nuit, ivres de meurtre et de rébellion, poussés vers un refuge en montagne. La peur les précipite : ils sentent la mort proche et croient flairer une odeur de lion. Ravins, torrents, halliers, rien ne les arrête, et l’on devine au loin les crêtes de l’Ossa, de l’Olympe ou du Pélion. Tout est rapide, sauvage, haletant.
Soudain, l’un des fuyards se cabre, se retourne et regarde, puis rejoint d’un seul bond le reste du groupe. Ce qu’il a vu explique la panique : la pleine lune allonge derrière eux une ombre gigantesque, celle d’Hercule. La menace n’est pas décrite comme un combat, mais comme une présence écrasante qui transforme la fuite en cauchemar. L’ambiance mêle mythologie et peur animale, et la lumière lunaire rend la terreur presque surnaturelle.