Depuis un point élevé, le regard embrasse un paysage côtier à l’heure où le soleil décline. En haut, les ajoncs éclatants dorent le granit ; plus loin, la mer paraît infinie, sa barre d’écume encore lumineuse. Aux pieds de l’observateur, la nuit tombe déjà : les nids se taisent, l’homme est rentré sous le chaume qui fume, et l’Angélus du soir se mêle à la vaste rumeur de l’océan. Des landes et des ravins montent aussi les voix lointaines de pâtres attardés qui ramènent le bétail. L’horizon s’enveloppe d’ombre, et le soleil mourant se referme comme un éventail rouge et or. De cette scène se dégage une atmosphère de calme solennel, entre recueillement et mélancolie douce : le crépuscule unit la terre, la mer et les présences humaines dans un même apaisement.
Soleil couchant — Résumé
Les ajoncs éclatants, parure du granit, Dorent l’âpre sommet que le couchant allume ; Au loin, brillante encor par sa barre d’écume, La mer sans fin commence où la terre finit.
À mes pieds c’est la nuit, le silence. Le nid Se tait, l’homme est rentré sous le chaume qui fume ; Seul, l’Angélus du soir, ébranlé dans la brume, À la vaste rumeur de l’Océan s’unit.
Alors, comme du fond d’un abîme, des traînes, Des landes, des ravins, montent des voix lointaines De pâtres attardés ramenant le bétail.
L’horizon tout entier s’enveloppe dans l’ombre, Et le soleil mourant sur un ciel riche et sombre, Ferme les branches d’or de son rouge éventail.