La courbe de tes yeux — Résumé

Paul ÉluardRomantic

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée, Roseaux du vent, sourires parfumés, Ailes couvrant le monde de lumière, Bateaux chargés du ciel et de la mer, Chasseurs des bruits et sources des couleurs

Parfums éclos d’une couvée d’aurores Qui gît toujours sur la paille des astres, Comme le jour dépend de l’innocence Le monde entier dépend de tes yeux purs Et tout mon sang coule dans leurs regards.

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Adressé à un être aimé, « La courbe de tes yeux » dit l’émerveillement d’un homme dont toute l’existence est aimantée par le regard de la femme qu’il aime. La courbe des yeux fait le tour du cœur : elle devient un espace rassurant, une ronde de douceur, un berceau nocturne. Si le passé s’efface, c’est que ce regard n’a pas toujours été là pour éclairer sa vie.

Les images glissent ensuite vers la nature et le cosmos : feuillage, rosée, roseaux, ailes, bateaux chargés de ciel et de mer. Le monde entier semble naître de ces yeux purs, comme le jour naît de l’innocence. L’amour n’est pas seulement un sentiment intime : il devient une force qui donne aux choses leurs couleurs, leurs parfums et leur lumière. Le ton est tendre, intense, presque incantatoire, mêlant la fragilité du souvenir à une confiance absolue dans ce regard.

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