Nuit d’étoiles — Résumé

Nuit d’étoiles, Sous tes voiles, Sous ta brise et tes parfums, Triste lyre Qui soupire, Je rêve aux amours défunts.

La sereine Mélancolie Vient éclore au fond de mon cœur, Et j’entends l’âme de ma mie Tressaillir dans le bois rêveur.

Nuit d’étoiles, Sous tes voiles, Sous ta brise et tes parfums, Triste lyre Qui soupire, Je rêve aux amours défunts.

Dans les ombres de la feuillée, Quand tout bas je soupire seul, Tu reviens, pauvre âme éveillée, Toute blanche dans ton linceul.

Nuit d’étoiles, Sous tes voiles, Sous ta brise et tes parfums, Triste lyre Qui soupire, Je rêve aux amours défunts.

Je revois à notre fontaine Tes regards bleus comme les cieux ; Cette rose, c’est ton haleine, Et ces étoiles sont tes yeux.

Nuit d’étoiles, Sous tes voiles, Sous ta brise et tes parfums, Triste lyre Qui soupire, Je rêve aux amours défunts.

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Dans « Nuit d’étoiles », Théodore de Banville fait entendre un promeneur nocturne qui, entouré de brise et de parfums, se laisse envahir par le souvenir d’un amour disparu. La lyre triste qui soupire dans le refrain donne au poème une allure de plainte musicale et rêveuse. Au fil des strophes, la femme aimée semble revenir : le promeneur entend son âme tressaillir dans le bois, puis la voit apparaître toute blanche dans son linceul. Ce n’est pas une vision effrayante, mais une présence douce et mélancolique. La nature entière devient un miroir du souvenir — la fontaine, la rose, les étoiles rappellent ses yeux, son souffle, son regard. L’atmosphère est à la fois tendre, élégiaque et apaisée : le chagrin se mêle à une consolation par la mémoire.

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