La Coccinelle — Résumé

Victor HugoCheerful

Elle me dit : Quelque chose Me tourmente. Et j’aperçus Son cou de neige, et, dessus, Un petit insecte rose.

J’aurais dû — mais, sage ou fou, À seize ans, on est farouche, — Voir le baiser sur sa bouche Plus que l’insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ; Dos rose et taché de noir. Les fauvettes pour nous voir Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche fraîche était là : Je me courbai sur la belle, Et je pris la coccinelle ; Mais le baiser s’envola.

— Fils, apprends comme on me nomme, Dit l’insecte du ciel bleu, Les bêtes sont au bon Dieu ; Mais la bêtise est à l’homme.

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Un jeune homme évoque un moment d’intimité avec une belle jeune fille. Elle lui confie que quelque chose la tourmente, et il aperçoit sur son cou un petit insecte rose, une coccinelle. Il reconnaît qu’à seize ans il était farouche : il aurait dû viser le baiser sur sa bouche plutôt que l’insecte posé sur sa peau. Il se penche, attrape la coccinelle, mais le baiser s’envole. La chute fait sourire : l’insecte lui lance une leçon — les bêtes sont à Dieu, mais la bêtise est à l’homme. Le jeu de mots entre « bête » et « bêtise » donne au poème un ton léger, tendre et moqueur. Le narrateur se souvient de sa gaucherie avec un regret amusé, tandis que le feuillage, les fauvettes et le cou de neige créent une atmosphère délicate et amoureuse.

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