Poems on the topic: fleuve

Poems on the topic “fleuve” on Poets.by.

DreamyGuillaume Apollinaire

Marie

Vous y dansiez petite fille Y danserez-vous mère-grand C’est la maclotte qui sautille Toutes les cloches sonneront Quand donc reviendrez-vous Marie Des masques sont silencieux Et la musique est si lointaine Qu’elle semble venir des cieux Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine Et mon mal est délicieux Les brebis s’en vont dans la neige Flocons de laine et ceux d’argent Des soldats passent et que n’ai-je Un cœur à moi ce cœur changeant Changeant et puis encor que sais-je Sais-je où s’en iront tes cheveux
SadÉmile Verhaeren

Le Passeur d'eau

Le passeur d’eau, les mains aux rames, À contre flot, depuis longtemps, Luttait, un roseau vert entre les dents. Mais celle hélas ! qui le hélait Au delà des vagues, là-bas, Toujours plus loin, par au delà des vagues, Parmi les brumes reculait. Les fenêtres, avec leurs yeux, Et le cadran des tours, sur le rivage, Le regardaient peiner et s’acharner, En un ploiement de torse en deux Et de muscles sauvages. Une rame soudain cassa Que le courant chassa, À vagues lourdes, vers la mer. Celle là-bas qui le hélait,
ContemplativeVictor Hugo

Soleils couchants

Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées. Demain viendra l’orage, et le soir, et la nuit ; Puis l’aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ; Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit ! Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule Sur la face des mers, sur la face des monts, Sur les fleuves d’argent, sur les forêts où roule Comme un hymne confus des morts que nous aimons. Et la face des eaux, et le front des montagnes, Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts S’iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes Prendra sans cesse aux monts le flot qu’il donne aux mers. Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête, Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
DreamyArthur Rimbaud

Ophélie

I Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles, La blanche Ophélia flotte comme un grand lys, Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles… — On entend dans les bois lointains des hallalis… Voici plus de mille ans que la triste Ophélie Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir ; Voici plus de mille ans que sa douce folie Murmure sa romance à la brise du soir. Le vent baise ses seins et déploie en corolle Ses longs voiles bercés mollement par les eaux ; Les saules frissonnants pleurent sur son épaule, Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux. Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle ; Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,

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