Chanson (Quand on perd, par triste occurrence) — Résumé

Quand on perd, par triste occurrence, Son espérance Et sa gaieté, Le remède au mélancolique, C’est la musique Et la beauté !

Plus oblige et peut davantage Un beau visage Qu’un homme armé, Et rien n’est meilleur que d’entendre Air doux et tendre Jadis aimé !

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Quelqu’un vient de perdre, par un coup du sort, son espérance et sa gaieté. Au lieu de s’enfermer dans la tristesse, il se donne un remède tout simple : la musique et la beauté. Le ton n’a rien de pesant : c’est une chanson légère, presque un sourire de connivence. Un beau visage, dit-elle, agit plus sûrement qu’un homme armé, et rien ne vaut une mélodie douce entendue autrefois. L’émotion dominante est donc une mélancolie apaisée, mêlée de nostalgie : le souvenir d’un air jadis aimé console, mais rappelle aussi ce qui n’est plus. Musset ne cherche pas à raisonner longuement ; il laisse entendre que le plaisir des sens et la tendresse du souvenir suffisent à adoucir le chagrin.

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