Armand Silvestre y célèbre une femme à la fois « rebelle » et « farouche », mais aussi « cher ange », « enfer et paradis ». Le texte prend la forme d’une litanie amoureuse : le locuteur énumère tout ce qu’il aime chez elle, des yeux au front, de la bouche à la voix, jusqu’à l’ensemble de son être, des pieds aux cheveux. Chaque strophe recommence avec « J’aime », comme une incantation ou une promesse. On sent un désir entier, presque dévorant, qui mêle douceur et violence : l’aimée repousse et attire, sauve et damne. Le ton reste pourtant tendre et fervent, porté par une régularité musicale. L’exaltation amoureuse domine, avec une légère fièvre, et le poème se referme sur un élan de dévotion vers celle qui incarne à la fois le tourment et l’adoration.
Chanson d'amour — Résumé
J’aime tes yeux, j’aime ton front, Ô ma rebelle, ô ma farouche, J’aime tes yeux, j’aime ta bouche Où mes baisers s’épuiseront.
J’aime ta voix, j’aime l’étrange Grâce de tout ce que tu dis, Ô ma rebelle, ô mon cher ange, Mon enfer et mon paradis !
J’aime tout ce qui te fait belle, De tes pieds jusqu’à tes cheveux, Ô toi vers qui montent mes vœux, Ô ma farouche, ô ma rebelle !