Une question ouvre ces vers : où sont passées les amoureuses ? La réponse est immédiate, presque brutale : elles sont au tombeau. Pourtant, le ton ne reste pas funèbre. Le locuteur affirme qu’elles sont plus heureuses ailleurs, près des anges, dans le bleu du ciel, chantant les louanges de la Vierge. La tristesse du deuil se change en espérance. En s’adressant à la fiancée, à la jeune vierge, à l’amante délaissée, la voix retient des visages marqués par la douleur, mais elle rappelle que l’éternité souriait déjà dans leurs yeux. Les flambeaux éteints du monde sont invités à se rallumer aux cieux. L’ensemble crée une atmosphère douce et recueillie, entre mélancolie et consolation, comme un chant qui accompagne les disparues vers la lumière.
Les Cydalises — Résumé
Où sont nos amoureuses ? Elles sont au tombeau : Elles sont plus heureuses Dans un séjour plus beau !
Elles sont près des anges, Dans le fond du ciel bleu, Et chantent les louanges De la mère de Dieu !
Ô blanche fiancée ! Ô jeune vierge en fleur ! Amante délaissée, Que flétrit la douleur :
L’éternité profonde Souriait dans vos yeux… Flambeaux éteints du monde, Rallumez-vous aux cieux !