Sur la côte du Texas, un voyageur aperçoit un grand jardin de roses qui contient une villa semblable à une rose immense. Une femme s'y promène seule, et lorsque l'homme passe sur la route bordée de tilleuls, leurs regards se croisent. Rien n'est dit, mais ce simple échange crée un lien étrange et doux. Le locuteur remarque que cette femme est mennonite : ses rosiers et ses vêtements n'ont pas de boutons, détail qui renvoie à une forme de simplicité volontaire. Or il manque justement deux boutons à son propre veston. Ce petit détail les rapproche : ils suivent, dit-il, presque le même rite. On ressent alors une rencontre silencieuse, une attirance retenue, teintée de mélancolie. Le décor aux roses, le Texas lointain et la femme solitaire composent une atmosphère de rêve, où le désir reste en suspens et où la ressemblance intime tient à presque rien.
Annie — Résumé
Sur la côte du Texas Entre Mobile et Galveston il y a Un grand jardin tout plein de roses Il contient aussi une villa Qui est une grande rose
Une femme se promène souvent Dans le jardin toute seule Et quand je passe sur la route bordée de tilleuls Nous nous regardons
Comme cette femme est mennonite Ses rosiers et ses vêtements n’ont pas de boutons Il en manque deux à mon veston La dame et moi suivons presque le même rite