Saltimbanques — Résumé

Dans la plaine les baladins S’éloignent au long des jardins Devant l’huis des auberges grises Par les villages sans églises

Et les enfants s’en vont devant Les autres suivent en rêvant Chaque arbre fruitier se résigne Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés Des tambours des cerceaux dorés L’ours et le singe animaux sages Quêtent des sous sur leur passage

Show the whole poemHide the poem

Application Learn Poems

Essaie l’application Learn Poems

Tout l’entraîneur du site, et plus encore : nouveaux exercices, enregistrement vocal et partage, rappels, rappel rapide.

Une troupe de baladins s’éloigne dans une plaine, longe des jardins, passe devant des auberges grises et traverse des villages sans églises. Les enfants marchent en tête, les autres suivent en rêvant. Le paysage paraît nu, un peu triste, et même les arbres fruitiers semblent s’incliner ou se résigner quand on leur fait signe de loin. La scène évoque un monde de passage, entre départ et attente.

Les objets qu’ils portent — poids ronds ou carrés, tambours, cerceaux dorés — et la présence de l’ours et du singe, animaux sages qui quêtent des sous, donnent à voir un petit spectacle itinérant et modeste. Le ton reste tendre, sans misérabilisme. On sent une sympathie discrète pour ces gens qui vont de village en village, portés par le rêve et la nécessité. La brièveté des vers et la lenteur des images créent une atmosphère de mélancolie douce, presque irréelle.

Read also

More by Guillaume Apollinaire

All poems
CheerfulGuillaume Apollinaire

Le Chat

Je souhaite dans ma maison Une femme ayant sa raison, Un chat passant parmi les livres, Des amis en toute saison
SadGuillaume Apollinaire

Automne malade

Automne malade et adoré Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies Quand il aura neigé Dans les vergers
DreamyGuillaume Apollinaire

La Tzigane

La tzigane savait d’avance Nos deux vies barrées par les nuits Nous lui dîmes adieu et puis De ce puits sortit l’Espérance