Le Récif de corail — Résumé

Le soleil sous la mer, mystérieuse aurore, Éclaire la forêt des coraux abyssins Qui mêle, aux profondeurs de ses tièdes bassins, La bête épanouie et la vivante flore.

Et tout ce que le sel ou l’iode colore, Mousse, algue chevelue, anémones, oursins, Couvre de pourpre sombre, en somptueux dessins, Le fond vermiculé du pâle madrépore.

De sa splendide écaille éteignant les émaux, Un grand poisson navigue à travers les rameaux ; Dans l’ombre transparente indolemment il rôde ;

Et, brusquement, d’un coup de sa nageoire en feu, Il fait, par le cristal morne, immobile et bleu, Courir un frisson d’or, de nacre et d’émeraude.

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Sous la mer, une lumière d'aurore éclaire une forêt de coraux où se mêlent l'animal et la plante. Le regard glisse sur tout un peuple marin coloré par le sel et l'iode : mousses, algues chevelues, anémones, oursins. Des pourpres sombres dessinent des motifs somptueux sur le fond pâle du madrépore, comme une tapisserie vivante. Au milieu de cette immobilité luxuriante, un grand poisson navigue avec lenteur parmi les branches. Sa splendeur paraît d'abord éteinte, puis, d'un brusque coup de nageoire en feu, il fait courir dans l'eau transparente, immobile et bleue, un frisson d'or, de nacre et d'émeraude. On éprouve une admiration contemplative, presque silencieuse, devant cette beauté close et précieuse. L'atmosphère tient à la fois du rêve et du tableau précis : un calme profond, soudain traversé par un éclat de vie.

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