Une jeune fille aux cheveux de lin est assise dans la luzerne en fleur et chante dès le matin. Celui qui parle la contemple avec un désir tendre : il admire sa bouche aux couleurs divines, ses longs cils, ses boucles fines, et l’invite à venir causer dans l’herbe fleurie. Le ton devient un jeu amoureux léger. Il ne lui demande ni un non ni un oui : le regard de ses grands yeux et sa lèvre rose diront mieux sa réponse. Il renonce même à la chasse — daims, lièvres, perdrix rouges — pour caresser le lin de ses cheveux et presser la pourpre de ses lèvres. Le refrain, répété après chaque strophe, associe l’amour à l’alouette sous le soleil d’été et donne au poème la fraîcheur d’une chanson, à la fois lumineuse, champêtre et sensuelle.
La Fille aux cheveux de lin — Résumé
Sur la luzerne en fleur assise, Qui chante dès le frais matin ? C’est la fille aux cheveux de lin, La belle aux lèvres de cerise.
L’amour, au clair soleil d’été, Avec l’alouette a chanté.
Ta bouche a des couleurs divines, Ma chère, et tente le baiser ! Sur l’herbe en fleur veux-tu causer, Fille aux cils longs, aux boucles fines ?
L’amour, au clair soleil d’été, Avec l’alouette a chanté.
Ne dis pas non, fille cruelle ! Ne dis pas oui ! J’entendrai mieux Le long regard de tes grands yeux Et ta lèvre rose, ô ma belle !
L’amour, au clair soleil d’été, Avec l’alouette a chanté.
Adieu les daims, adieu les lièvres Et les rouges perdrix ! Je veux Baiser le lin de tes cheveux, Presser la pourpre de tes lèvres !
L’amour, au clair soleil d’été, Avec l’alouette a chanté.