Nell — Résumé

Ta rose de pourpre, à ton clair soleil, O Juin, étincelle enivrée ; Penche aussi vers moi ta coupe dorée : Mon cœur à ta rose est pareil.

Sous le mol abri de la feuille ombreuse Monte un soupir de volupté ; Plus d’un ramier chante au bois écarté, O mon cœur, sa plainte amoureuse.

Que ta perle est douce au ciel parfumé, Étoile de la nuit pensive ! Mais combien plus douce est la clarté vive Qui rayonne en mon cœur charmé !

La chantante mer, le long du rivage, Taira son murmure éternel, Avant qu’en mon cœur, chère amour, ô Nell, Ne fleurisse plus ton image !

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Celui qui parle s’adresse au mois de juin, aux feuillages, aux ramiers et à l’étoile du soir, mais ces beautés naturelles ne font que mettre en valeur la force de son amour. La rose de juin, le feuillage ombreux, le chant des ramiers et la perle de l’étoile créent une douceur sensuelle ; pourtant, dit-il, la clarté qui rayonne dans son cœur charmé est encore plus douce. Nell n’apparaît pas directement, mais tout converge vers elle.

Le dernier quatrain scelle cette déclaration : la mer elle-même, avec son murmure éternel, se taira avant que l’image de Nell ne cesse de fleurir en lui. L’atmosphère est tendre, vibrante et presque solennelle, comme si le paysage entier devenait l’écho d’un amour qui se veut éternel.

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