Le regard s’attarde sur un paysage de haies, de brume et de verdure. Tout y paraît doux et presque irréel : les haies semblent onduler comme la mer, la lumière baigne dans un brouillard clair qui sent les jeunes baies. Des arbres et des moulins se détachent à peine sur le vert tendre où jouent des poulains, tandis que de grandes brebis, aussi douces que leur laine, renforcent cette impression de calme dominical. On ne suit pas un récit, mais un instant de tranquillité suspendu entre terre et ciel. Le bruit des cloches, entendu un peu plus tôt, flotte encore comme une musique laiteuse. Il se dégage une atmosphère lumineuse, ralentie et tendre, celle d’un dimanche à la campagne où tout paraît enveloppé de douceur.
L’échelonnement des haies — Résumé
L’échelonnement des haies Moutonne à l’infini, mer Claire dans le brouillard clair Qui sent bon les jeunes baies.
Des arbres et des moulins Sont légers sur le vert tendre Où vient s’ébattre et s’étendre L’agilité des poulains.
Dans ce vague d’un Dimanche Voici se jouer aussi De grandes brebis aussi Douces que leur laine blanche.
Tout à l’heure déferlait L’onde, roulée en volutes, De cloches comme des flûtes Dans le ciel comme du lait.