Le ciel est, par-dessus le toit — Résumé

Le ciel est, par-dessus le toit, Si bleu, si calme ! Un arbre, par-dessus le toit Berce sa palme.

La cloche dans le ciel qu’on voit Doucement tinte. Un oiseau sur l’arbre qu’on voit Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, Simple et tranquille. Cette paisible rumeur-là Vient de la ville.

— Qu’as-tu fait, ô toi que voilà Pleurant sans cesse, Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà. De ta jeunesse ?

Show the whole poemHide the poem

Application Learn Poems

Essaie l’application Learn Poems

Tout l’entraîneur du site, et plus encore : nouveaux exercices, enregistrement vocal et partage, rappels, rappel rapide.

Le regard se lève par-dessus un toit : le ciel est bleu, calme, un arbre y balance sa palme. Une cloche tinte doucement, un oiseau chante ce qui ressemble à une plainte. Tout cela est simple, tranquille, et la rumeur paisible monte de la ville. Pourtant, cette sérénité extérieure rend plus vive la détresse de celui qui parle. Il se tourne vers lui-même et se parle à la deuxième personne, comme un juge intérieur : « Qu’as-tu fait de ta jeunesse ? » Le poème crée ainsi un contraste poignant entre le monde qui continue, paisible, et une conscience arrêtée dans le regret. La musicalité des vers, faite de répétitions et d’assonances, accompagne cette tristesse sans la dramatiser. On sent moins de la colère qu’une mélancolie douce, un constat amer murmuré devant un ciel trop bleu.

Read also

More by Paul Verlaine

All poems
AnxiousPaul Verlaine

Spleen

Les roses étaient toutes rouges, Et les lierres étaient tout noirs. Chère, pour peu que tu te bouges, Renaissent tous mes désespoirs.
SadPaul Verlaine

Il pleure dans mon cœur

Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ?