Ici-bas — Résumé

Ici-bas tous les lilas meurent, Tous les chants des oiseaux sont courts ; Je rêve aux étés qui demeurent Toujours…

Ici-bas les lèvres effleurent Sans rien laisser de leur velours ; Je rêve aux baisers qui demeurent Toujours…

Ici-bas tous les hommes pleurent Leurs amitiés ou leurs amours ; Je rêve aux couples qui demeurent Toujours…

Show the whole poemHide the poem

Application Learn Poems

Essaie l’application Learn Poems

Tout l’entraîneur du site, et plus encore : nouveaux exercices, enregistrement vocal et partage, rappels, rappel rapide.

Le lilas, le chant des oiseaux, un baiser : tout, ici-bas, est voué à disparaître. Pourtant, chaque strophe oppose à cette fragilité un rêve obstiné de durée. Les étés, les baisers, les couples « demeurent / Toujours » dans l’esprit du locuteur, alors que la réalité ne laisse que des effleurements, des chants courts, des larmes sur les amitiés ou les amours perdues.

Ce contraste entre l’éphémère et la permanence crée une atmosphère douce et mélancolique. La répétition d’« Ici-bas » et le mot « Toujours », isolé en fin de strophe, donnent un balancement de plainte et d’espoir. On sent moins une révolte qu’une tristesse résignée : le locuteur pleure ce qui passe, tout en se réfugiant dans l’image de ce qui pourrait durer. C’est cette douceur perdue qui rend le rêve si poignant.

Read also

More by Sully Prudhomme

All poems
ContemplativeSully Prudhomme

Les Yeux

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux, Des yeux sans nombre ont vu l’aurore ; Ils dorment au fond des tombeaux, Et le soleil se lève encore.
DreamySully Prudhomme

Les Berceaux

Après le départ des oiseaux, Les nids abandonnés pourrissent. Que sont devenus nos berceaux ? De leur bois les vers se nourrissent.
SadSully Prudhomme

Soupir

Ne jamais la voir ni l’entendre, Ne jamais tout haut la nommer, Mais, fidèle, toujours l’attendre, Toujours l’aimer.