Dès le premier vers, repris comme un refrain, une évidence s’impose : le temps des escapades est fini. Les lauriers coupés annoncent la fin d’un monde, d’une saison. Le texte mêle des images gracieuses — Naïades, bassins, eaux cristallines, enfants qui riaient — à des signes de perte et de rupture : l’herbe fauchée, le cerf aux abois, le son du cor. Le locuteur ne décrit pas seulement un paysage ; il se souvient d’un bonheur enfui. On perçoit une nostalgie douce et un peu grave, comme si la nature elle-même pleurait les jeux et la beauté disparus. La répétition du refrain donne à l’ensemble une tonalité de chanson triste, suspendue entre lumière et silence.
Nous n’irons plus au bois — Résumé
Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés. Les Amours des bassins, les Naïades en groupe Voient reluire au soleil en cristaux découpés Les flots silencieux qui coulaient de leur coupe. Les lauriers sont coupés, et le cerf aux abois Tressaille au son du cor ; nous n’irons plus au bois, Où des enfants charmants riait la folle troupe Sous les regards des lys aux pleurs du ciel trempés, Voici l’herbe qu’on fauche et les lauriers qu’on coupe. Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés.