Chanson — Résumé

Victor HugoRomantic

Si vous n’avez rien à me dire, Pourquoi venir auprès de moi ? Pourquoi me faire ce sourire Qui tournerait la tête au roi ? Si vous n’avez rien à me dire, Pourquoi venir auprès de moi ?

Si vous n’avez rien à m’apprendre, Pourquoi me pressez-vous la main ? Sur le rêve angélique et tendre, Auquel vous songez en chemin, Si vous n’avez rien à m’apprendre, Pourquoi me pressez-vous la main ?

Si vous voulez que je m’en aille, Pourquoi passez-vous par ici ? Lorsque je vous vois, je tressaille : C’est ma joie et c’est mon souci. Si vous voulez que je m’en aille, Pourquoi passez-vous par ici ?

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Sous des airs de chanson légère, le locuteur s’adresse à une personne aimée qui envoie des signaux contradictoires. Si elle n’a rien à dire, pourquoi venir près de lui ? Si elle n’a rien à lui apprendre, pourquoi lui prendre la main ? Si elle veut qu’il s’en aille, pourquoi passer par ici ? Ces questions répétées ne demandent pas de réponse : elles disent un trouble amoureux, un espoir entretenu par des sourires et des gestes discrets.

Le sentiment dominant mêle la joie et l’inquiétude. Voir l’autre fait tressaillir, mais son attitude ambiguë laisse dans l’attente. Le sourire qui « tournerait la tête au roi », la main pressée, la simple présence entretiennent un rêve tendre sans jamais le confirmer. La régularité des rimes et des refrains crée une atmosphère douce, presque mélancolique, où la plainte se fait caresse. On y entend un amour fragile, suspendu à des mots non dits.

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