« Ô saisons, ô châteaux » : le poème s’ouvre sur une invocation, reprise comme un refrain. Ce décor, à la fois naturel et presque féerique, pose une question troublante — quelle âme est sans défauts ? La voix dit avoir fait « la magique étude du Bonheur », un bonheur auquel nul n’échappe, et salue sa venue avec une joie vive quand le coq gaulois chante. Mais un retournement s’opère. Le bonheur finit par tout envahir : il prend âme et corps, disperse les efforts, supprime l’envie. La parole elle-même devient insaisissable, elle fuit et vole. On perçoit donc un mélange d’exaltation et d’abandon, une légèreté inquiète, comme si l’enchantement se transformait en perte de soi. Le ton reste musical, mais l’impression finale est celle d’une fuite.
Ô saisons, ô châteaux — Résumé
Ô saisons, ô châteaux, Quelle âme est sans défauts ?
Ô saisons, ô châteaux,
J’ai fait la magique étude Du Bonheur, que nul n’élude.
Ô vive lui, chaque fois Que chante son coq gaulois.
Mais ! je n’aurai plus d’envie, Il s’est chargé de ma vie.
Ce Charme ! il prit âme et corps, Et dispersa tous efforts.
Que comprendre à ma parole ? Il fait qu’elle fuie et vole !
Ô saisons, ô châteaux !