Une gitane annonce que deux vies seront barrées par la nuit, et les amants lui disent adieu. Pourtant, de ce puits — la séparation ou la voyance — surgit l’Espérance. L’amour est alors comparé à un ours apprivoisé : pesant et un peu gauche, mais capable de se dresser et de danser quand les amants le veulent. En même temps, l’oiseau bleu perd ses plumes, les mendiants oublient leurs Ave : un éclat d’innocence se défait, la ferveur se tait. On connaît le risque de se damner, mais l’espoir d’aimer en chemin suffit pour avancer main dans la main et penser à la prédiction. Le ton reste grave et doux, entre fatalité et confiance, comme une chanson mélancolique qui finit par éclairer la route.
La Tzigane — Résumé
La tzigane savait d’avance Nos deux vies barrées par les nuits Nous lui dîmes adieu et puis De ce puits sortit l’Espérance
L’amour lourd comme un ours privé Dansa debout quand nous voulûmes Et l’oiseau bleu perdit ses plumes Et les mendiants leurs Ave
On sait très bien que l’on se damne Mais l’espoir d’aimer en chemin Nous fait penser main dans la main À ce qu’a prédit la tzigane