Sur le pont Mirabeau, la voix qui dit « je » regarde couler la Seine et se souvient d’un amour disparu. L’eau qui passe devient l’image même de la fuite du temps : les jours, les semaines, les amours s’en vont et ne reviennent pas. Le refrain oppose ce mouvement perpétuel à une présence immobile — « Les jours s’en vont je demeure » — comme si le moi restait seul, figé dans la mélancolie, tandis que tout disparaît autour de lui. Les mains liées, les regards lassés évoquent un bonheur passé, toujours suivi de peine ou d’attente. L’amour est comparé à l’eau courante, la vie paraît lente, l’espérance brutale. Une atmosphère douce et triste se dégage de ces vers presque chantés, où la nostalgie se mêle au constat tranquille de l’irréversible.
Le Pont Mirabeau — Résumé
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante L’amour s’en va Comme la vie est lente Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure