Un soir, l’être aimé pâlit, sa voix tremblante s’éteint au milieu d’un mot ; ses yeux aux paupières brûlantes se lèvent. La narratrice ressent une douleur qu’elle croit d’abord partagée. Les traits de cet homme, illuminés par une flamme qui ne s’éteint jamais, s’impriment vivants au fond de son âme. Puis le dernier vers renverse la scène : « Il n’aimait pas : j’aimais ! » Ce qu’elle prenait pour un trouble réciproque n’était peut-être que de l’émotion passagère chez lui. Le souvenir, lui, demeure intact, à la fois lumineux et blessant. L’atmosphère est celle d’une mélancolie amoureuse, où la mémoire conserve la beauté de l’instant tout en ravivant la déception d’un amour à sens unique.
Souvenir — Résumé
Quand il pâlit un soir, et que sa voix tremblante S’éteignit tout à coup dans un mot commencé ; Quand ses yeux, soulevant leur paupière brûlante, Me blessèrent d’un mal dont je le crus blessé ; Quand ses traits plus touchants, éclairés d’une flamme Qui ne s’éteint jamais, S’imprimèrent vivants dans le fond de mon âme, Il n’aimait pas : j’aimais !