Le locuteur regarde des papillons blancs comme neige voler en essaims au-dessus de la mer, et il envie leur liberté. Il voudrait lui aussi emprunter « le bleu chemin de l’air » pour rejoindre une femme qu’il appelle « belle des belles », une bayadère aux yeux noirs. Si ces papillons lui prêtaient leurs ailes, il n’irait pas s’attarder près des roses : il traverserait vallons et forêts pour se poser sur ses lèvres à demi fermées, qu’il nomme « fleur de mon âme », et il y mourrait.
Le ton est léger mais intense, entre rêverie et aveu amoureux. La blancheur des papillons et l’image du vol créent une atmosphère pure, presque irréelle. La mort évoquée à la fin n’a rien de sinistre : elle dit l’idée d’un bonheur si fort qu’il vaudrait la peine de s’y arrêter pour toujours.