Un faune surgit dans une feuillée verte et or, parmi des fleurs éclatantes. Effaré, il montre les yeux, mord les fleurs rouges de ses dents blanches et rit aux éclats, la lèvre brunie comme un vin vieux. Puis il fuit, aussi rapide qu’un écureuil, laissant derrière lui un rire qui tremble encore sur chaque feuille. À la fin, un bouvreuil effraie le « Baiser d’or du Bois », qui se recueille. La scène semble suspendue entre apparition et disparition.
L’atmosphère est sensuelle, sauvage et légèrement inquiétante. Les couleurs vives, la morsure des fleurs, le sang et le rire mêlent le plaisir à une petite violence. On sent une nature animée, presque amoureuse, où le désir circule. Le lecteur garde l’impression d’un instant fugitif, comme une vision surprise au cœur du feuillage.