L’Écrevisse — Résumé

Incertitude, ô mes délices Vous et moi nous nous en allons Comme s’en vont les écrevisses, À reculons, à reculons.

Application Learn Poems

Essaie l’application Learn Poems

Tout l’entraîneur du site, et plus encore : nouveaux exercices, enregistrement vocal et partage, rappels, rappel rapide.

Guillaume Apollinaire s’adresse à l’incertitude comme à une compagne aimée : « ô mes délices ». Loin de la redouter, il semble se plaire dans ce flou, dans ce manque de repères. L’image est immédiate et concrète : le « je » et l’incertitude s’en vont ensemble, à la manière des écrevisses, à reculons. La répétition finale donne au vers une allure de chanson, légère et un peu entêtée. On peut y entendre une façon d’avancer sans savoir où l’on va, ou même de progresser en regardant derrière soi. Le ton n’est ni triste ni inquiet : c’est plutôt un sourire devant l’absurdité du mouvement. Tout tient en quatre vers, mais une atmosphère intime et mélancolique se crée, où le doute devient un plaisir plutôt qu’une angoisse.

Read also

More by Guillaume Apollinaire

All poems
SadGuillaume Apollinaire

Automne

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux Et son bœuf lentement dans le brouillard d’automne Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
DreamyGuillaume Apollinaire

Mai

Le mai le joli mai en barque sur le Rhin Des dames regardaient du haut de la montagne Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne Qui donc a fait pleurer les saules riverains
DreamyGuillaume Apollinaire

Marie

Vous y dansiez petite fille Y danserez-vous mère-grand C’est la maclotte qui sautille Toutes les cloches sonneront