Un paysan marche dans le brouillard d’automne, accompagné de son bœuf, lentement. Les hameaux pauvres et vergogneux se devinent à peine dans la brume ; tout est gris, ralenti, effacé. L’homme chantonne une chanson d’amour et d’infidélité, qui raconte une bague et un cœur brisé. Cette chanson introduit une blessure intime dans un paysage déjà mélancolique. Puis le poème s’exclame que l’automne a fait mourir l’été, comme si la saison n’était pas seulement un changement de temps, mais une vraie perte, un deuil. Les deux silhouettes finales sont devenues grises et anonymes, sans visage, presque fantomatiques. La scène dit une tristesse douce, un sentiment de solitude et de disparition progressive. On comprend que l’automne ne cache pas seulement les lieux : il efface aussi les êtres et les histoires, ne laissant qu’une complainte dans la brume.
Automne — Résumé
Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux Et son bœuf lentement dans le brouillard d’automne Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux
Et s’en allant là-bas le paysan chantonne Une chanson d’amour et d’infidélité Qui parle d’une bague et d’un cœur que l’on brise
Oh ! l’automne l’automne a fait mourir l’été Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises